SHARON CHILDREN HOME

Après avoir passé 1 mois à Auroville, il était temps pour nous de reprendre la route… Non sans mal… On savait pertinemment que tout allait redevenir difficile…

C’est près de 700 kilomètres qui nous attendait pour retrouver nos amis Léna et Titi à Mangalagiri ; une ville située au centre-est de l’Inde. Pour te donner une idée, 700 km ca représente 12h de route en Inde, soit 13 ou 14h en poids lourd !

C’est en effet là-bas que nous avions décidé d’utiliser les dons que nous avons reçu pour notre association « au bout du monde ».

Pour la petite histoire, nous les avions rencontrés à Goa tout à fait par hasard.

Alors que nous sortions du salon de tatouage où Nico venait de passer 3 jours intenses pour faire sa carpe koï sur son bras droit, nous avions décidé d’aller nous balader sur la plage.

Nous n’avions encore pas mangé et ce soir-là se jouait un match de qualification de la coupe du monde où la France était opposée au Tunisie.

Alors que nous marchions en direction de la plage donc, Nico a entendu quelqu’un parler en Français. Il s’est retourné et c’était Léna et Titi.

Nous avons échangé quelques minutes mais ils étaient pressés, ils cherchaient un bar pour regarder le match. De fil en aiguille on leur a dit qu’on savait où on pouvait trouver un bar avec un écran géant et nous leur proposâmes qu’on s’y rendre ensemble pour y passer la soirée avec eux. Ils acceptèrent volontiers.

Notre rencontre avec Léna et Titi

Cette soirée nous a fait un bien fou ! Ça faisait longtemps que nous n’avions pas échangé avec un autre couple autour d’un apéro !

Nos conversations ont tourné autour de notre voyage, Léna et Titi démarrait un tour du monde de plusieurs mois en back pack et ils commençaient par l’Inde ! Des grands malades… Ils nous expliquèrent qu’ils se rendaient à Auroville quelques jours puis au nord de Chennai pour faire du volontariat dans un orphelinat. C’est comme cela que nous leur avons parlé de notre association. Nous cherchions un orphelinat ou une cause dans laquelle nous pourrions donner les 350€ récoltés jusqu’alors. Alors nous avons checkés nos agendas et nous nous sommes donné rdv là-bas fin décembre.

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés en direction de Sharon children home orphenage sans savoir qu’il nous arriverait l’une des plus grosses tuiles du voyage !

Alors que nous venions de nous prendre la tête au péage – toujours pour les mêmes raisons de tarifs choisis aléatoirement par les agents de péage – nous étions motivés à arriver le soir même à Magalagiri. Le GPS indiquant 3h30 de route restante, c’était tout à fait possible d’arriver avant la nuit tombée !

Mais c’était sans compter sur les aléas du direct ! Le pneu arrière droit a explosé en route et nous ne nous en sommes pas rendus compte sur les premières secondes. C’est en regardant au rétro que Nico a vu un nuage de fumée se dégager du camion.

Nous nous sommes arrêtés en urgence sur le bas-côté et c’est là que nous avons pu constater les dégâts. La roue avait littéralement explosé ! Elle s’était désintégrée…

Alors nous avons roulé quelques mètres afin de nous mettre en sécurité pour pouvoir changer la roue endommagée.

Ce fut une sacrée aventure ! Un rickshaw chargé de 3 hommes gringalets -épais comme des sandwichs SNCF-  s’est arrêté pour nous apporter leur aide, que nous avons acceptée !

Le treuil de la roue de secours était inexistant et il était impossible pour Nico de la descendre seule…

Nous avons réussi à changer la roue en 1h30 et nous avons dédommagés les jeunes qui nous avaient été d’une aide précieuse.

En nous rendant à l’orphelinat

La journée avait bien avancé et nous savions qu’il n’était plus possible d’arriver le soir même à l’orphelinat alors nous avons quand même décidé de continuer à rouler jusqu’à la tombée de la nuit pour n’avoir plus qu’un petit trajet à faire le lendemain matin. Nous avons tout de même roulé 14h ce jour-là !     

Le lendemain nous avons enfin retrouvé nos amis. Ce fût un vrai bonheur !

Ça peut paraître bizarre de parler comme ça de gens qu’on a croisé qu’une seule fois mais en voyage, tout est décuplé ! Nous ne voyons plus nos amis, notre famille, nous n’avons plus la même vie sociale qu’auparavant. En France c’était facile de sortir boire un verre avec les potes, ici nous avons toujours cette possibilité mais sans les potes. Être H24 tous les deux est parfois compliqué, pesant et on n’a pas toujours des choses à se raconter étant donné qu’on vit toutes nos aventures ensemble !

Heureux donc de retrouver Léna et Titi et surtout nous savions que nous allions faire quelque chose de fantastique. Une aventure humaine nous attendait dans cet orphelinat et nous en étions conscients.

Notre arrivée a été extraordinaire, les enfants nous attendaient et ils nous ont chanté des chansons pour nous souhaiter la bienvenue. Puis, ils sont tous venus un par un pour nous serrer la main et nous demander comment on s’appelait, quelle était notre ambition dans la vie, notre couleur préférée…. Nous ne savions plus où donner de la tête mais nous étions très heureux.

Après quelques instants à faire connaissance, le directeur, Anil PATRICK a tenu à nous montrer les marchandises que nous avions achetées au travers de notre association. Il nous a pris en photo devant chacune d’elles -je ne sais pas pourquoi- puis il nous a invité à manger

chez lui affin de prendre le temps de faire connaissance et de nous expliquer les actions qu’il aimerait mettre en place dans son orphelinat.

Nous avons pris conscience de l’ampleur de la tâche. Il était seul pour gérer l’administration, trouver des sponsors et quelques personnes de sa famille l’aidait pour les repas et s’occuper des enfants de jour comme de nuit.

Tous faisaient cela bénévolement, ils avaient quelques aides de l’état et des sponsors mais leurs vies restaient compliquées. La femme d’Anil venait de le quitter et il vivait dans une petite maison à côté de l’orphelinat avec les personnes qui aidaient également.

Pendant ce temps de déjeuner je lui ai proposé de l’interviewer afin de faire une vidéo qui l’aiderait à trouver de nouveaux sponsors ou de nouveaux volontaires.

Depuis notre rencontre à Goa, nous étions quasiment tous les jours au téléphone avec Léna et Titi afin de mettre en place un plan d’action pour aider au mieux l’orphelinat et de détecter les vraies priorités.

C’est comme cela que nous avons pu récolter 1300€ en quelques semaines, ce qui nous a permis d’acheter une machine à laver, un frigo, une télévision, des jeux en bois, une gazinière, des matelas, des serviettes, de la nourriture et du matériel de première nécessité.

Certains dirons que ce n’est qu’une goutte d’eau dans cet océan de misère, mais qu’importe, pour nous, c’était énorme de participer à cela ! Livrer ces affaires et voir les enfants heureux, nous a marqués à tout jamais au plus profond de notre être. Il était important pour Nico et moi que notre fils Sasha prenne part à tout cela. Il avait une place aussi importante que la nôtre dans ce projet, il a fait la distribution des jouets et autres affaires et il a également pris conscience que nous n’étions pas nés tous égaux.

Si tu as envie de soutenir cette association, ton aide sera précieuse ! Je te partage toutes les coordonnées utiles ci-après.

Mail orphelinat : sharonwelfare@gmail.com

Mail du directeur : apatrickgudipudi@gmail.com

WhatsApp : +919849344040

Auroville

Le Matrimandir
logo d’Auroville

Nous avons entendu pour la première fois parler d’Auroville à Goa. Souviens toi, Goa c’est la plage où nous avions rencontré Léna et Titi, les backpakers français qui démarraient un voyage de plusieurs mois autour du globe.

Ils nous avaient expliqué, le temps d’une soirée autour d’un match de la coupe du monde, qu’ils allaient faire du volontariat dans un orphelinat au nord de Chennai mais qu’avant cela, ils avaient réservé une Guest house à côté d’Auroville.

Nico et moi n’avions pas relevé ce nom, nous leur avions expliqué que nous allions retrouver notre ami Djo l’indien à Pondichéry sur la côte est de l’Inde.

C’est en regardant sur la carte que Léna c’était aperçu que c’était juste à côté d’Auroville et que se serait cool de s’y retrouver.

On leur avait alors expliqué qu’on comptait attendre nos amis les Belgo-nomades à Goa pour y passer les fêtes avec eux ; mais c’était sans compter sur le destin !

Ces derniers ayant décidé de prendre leur temps pour descendre nous rejoindre, nous avons fait le point avec Nico et nous avons décrété qu’on ne pourrait pas les attendre jusqu’à Noël, car ils n’étaient même pas sûrs d’être là à temps !

C’est alors que nous avons décidé de reprendre la route direction Pondichéry.

Alors que nous étions en train de traverser l’Inde d’ouest en est, Djo nous expliqua qu’il ne pourrait pas être là pour Noël car les billets d’avion étaient trop chers mais qu’il arriverait pour début janvier.

Il ajouta : « Allez voir ma mère, elle habite à Auroville et elle sera ravie de vous accueillir, elle vous suit depuis longtemps sur Youtube ! »

C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés aux portes d’Auroville !

La particularité de cette ville, c’est que les camions y sont interdits et que des gardiens contrôlent les allers et venues de tous les véhicules.

Alors nous avons trouvé un conducteur de rickshaw très gentil du nom de Nihty qui nous indiqua un terrain appartenant à son ami où l’on pourrait résider contre une petite rémunération de 250 roupies par jour. (Soit 3€ environ) Si ça t’intéresse, voici le point GPS :

Nous décidons donc de rester ici quelques jours seulement car le but était de faire une pause de ces 2400 kilomètres déjà effectués dans le pays mais également pour y récupérer nos cartes bancaires fraichement réceptionner par Isa, la mère de Djo l’indien. A ce moment-là, on ne pensait absolument pas restés jusqu’au nouvel an pour attendre notre ami. On était

plutôt dans l’idée de quitter l’Inde le plus rapidement possible car on en avait vraiment ras le bol, surtout moi ! Je ne pouvais plus voir ce pays en peinture !

Quel bonheur se fut pour moi de savoir que nous allions restés quelques jours au même endroit ! La route ayant été très longue, j’avais envie de me délasser dans une bonne piscine et de manger dans un bon petit resto de touriste sans épices, sans poivres, sans trucs bizarres !

Là pour le coup, j’étais servie ! Nous étions à l’endroit précis où les Guest house grouillaient tous les mètres et où les restos qui proposaient de la nourriture continentale se succédaient à perte de vue ! Ahhhhhh ! Quel bonheur pour moi !

Une fois le camion rétabli de sa position route, nous avons contacté Isa et en quelques minutes elle nous a rejoints les bras chargés de cadeaux !

Il y avait un peu de tout dans son sac, quelques bijoux qu’elle avait confectionnés, des plantes, des infusions, des livres pour Sasha… beaucoup de livres ! Des crayons de couleurs qu’elle avait récupérés on ne sait d’où, des morceaux de chambre à air transformés en tringle à vêtements, en petites bidules capables de servir à tout ! C’était incroyable et inimaginable !

Les présentations faites, elle nous proposa d’aller boire un verre et de manger ensemble dans Auroville.

C’était vraiment chouette, elle s’est remémoré ses vieux souvenirs avec Nico concernant les habitants de leur village en France. Et oui, Nico et Isa se connaissent depuis des années par l’intermédiaire de Djo qui était lui-même sapeur-pompier volontaire dans la caserne de Nico.

Une chose est sûre, c’est qu’il y en avait des choses à raconter et il y avait un sacré paquet de costards à tailler ! *rires*

Les jours qui ont suivis ont été riches en découvertes. Isa nous avait pris sous son aile et elle nous a fait visiter Auroville tout en nous racontant son histoire.

Nico, Didine et Djo l’indien

Auroville (« City of Sri Aurobindo », également connue sous le nom de « City of Dawn »1) est une ville expérimentale située en Inde, principalement dans le district de Viluppuram au Tamil Nadu, le reste se trouvant dans le territoire de l’ Union de Pondichéry. Il a été créé en 1968 par Mirra Alfassa (Mirra Richard), plus connu comme la mère et la compagnie spirituelle du philosophe indien Sri Aurobindo. La vocation d’Auroville est, selon les mots de ses concepteurs, « un lieu de vie communautaire universel où hommes et femmes se révèlent à vivre en paix et en harmonie, au-delà de toutes croyances, opinions politiques et nationalités parfaites ». Aujourd’hui, les Aurovilliens d’une cinquantaine de pays sont organisés en 35 unités de travail : Agriculture, Informatique, Éducation, Santé, Artisanat, etc.

En 1954, Mirra Alfassa (mère) présente le projet en ces termes : « Il devrait y avoir un endroit sur terre où aucune nation ne pourrait prétendre revendiquer, où toutes les personnes de bonne volonté seraient mus par un désir sincère [faisant allusion à la vérité] autorisé à vivre librement en tant que citoyen du monde et n’est soumis qu’à une seule autorité, l’autorité de la vérité.

Au centre d’Auroville se trouvera le Matrimandir (« Maison de la Mère »), considéré par Mirra Alfassa comme l’âme du lieu. Le projet développe quatre zones (internationale, culturelle, industrielle, résidentielle) autour du Matrimandir, couvrant une superficie de 25 km2 (10 km2 sont actuellement réalisés). Une fois la construction terminée, la ville devrait avoir la forme d’une galaxie spirale. Auroville a été conçu par l’architecte français Roger Anger et prévu pour accueillir 50 000 habitants. En 1966, l’UNESCO retient les Principes urbains

À leur arrivée, les pionniers trouvèrent une terre sèche sans eau. Ils creusent des puits et installent des éoliennes, des réseaux de drainage et d’eau pour faciliter le pompage. Au cours des quatre dernières années, plus de deux millions d’arbres et d’arbustes ont été plantés dans ce qui était autrefois un désert3. 1968 : Inauguration Auroville est activée le 28 février 1968 avec le soutien de l’UNESCO en présence du Président de la République de l’Inde et des représentants de 124 pays7. Au cours de la cérémonie, un homme et une femme, représentant 124 pays du monde, ont versé la terre de leurs villes natales respectives dans une urne en forme de lotus pour montrer la fraternité universelle.

Selon un consul, une pierre inaugurale sera installée au centre de la place. Beaucoup de capital aurait permis à la ville de se construire dans une région très peu hydrique9. En 1972, l’UNESCO a publié une brochure sur la ville, qui a été tirée à 4 millions d’exemplaires. En 2015, la communauté a accueilli 2 500 des 50 000 personnes initialement prévues. Mère a lu à haute voix une charte en quatre points transmet sa vision de la ville : Auroville n’appartient à personne. Il appartient à toute l’humanité. Mais pour y rester, il faut être un serviteur volontaire de la conscience divine ;
Auroville sera un lieu pour une jeunesse perpétuellement éduquée, progressiste et sans âge ; Auroville se veut être un pont entre le passé et le futur. Utilisant toutes les découvertes externes et internes, elle se précipitera avec audace vers les réalisations futures ; Auroville sera le lieu de recherches matérielles et spirituelles, offrant un corps vivant pour une unité humaine concrète. Basée sur la conviction de la mère que l’ère de la religion est révolue et doit céder la place à une ère spirituelle au-delà de la religion, la Charte d’Auroville déclare expressément « pas de religion ». Une carte du centre d’accueil des visiteurs d’Auroville. Au cœur d’Auroville se trouve la Zone de Paix, qui abrite le Matrimandir et ses jardins,

Quatre zones sont disposées autour de cette zone centrale : Zone industrielle : S’étendant sur 109 hectares au nord des quartiers de la Paix et du Matrimandir pour accueillir les industries vertes, les centres de formation, l’artisanat et les services administratifs de la ville ; Zone résidentielle : 189 hectares au sud du district de Heping, dont 45 % sont des zones résidentielles et 55 % sont des espaces verts ; Zone Internationale : Située à l’ouest de la Zone Heping, elle couvre une superficie de 74 hectares et sert à accueillir des pays et des salles culturelles regroupées par continents ; Quartier culturel : D’une superficie de 93 hectares, situé à l’est du quartier central, il est principalement utilisé pour l’éducation, l’art, la culture et les activités sportives.

Après la mort de Mirra Alfassa en 1973, la principale question d’Auroville était de savoir quelle structure dirigerait la ville : est ce l’ashram de Sri Aurobindo, qui contrôlait réellement Auroville, ou la Société Sri Aurobindo, qui avait le contrôle légal ? En 1981, les habitants d’Auroville ont réussi à persuader le gouvernement indien d’arracher le contrôle légal à la Société Sri Aurobindo et de le remettre au gouvernement par le biais de la structure juridique appropriée. A partir de cette date, des représentants du gouvernement résident à Auroville. Les Statuts d’Auroville, notamment son article 1, ont été donnés en réponse à cette volonté d’indépendance vis-à-vis de l’Inde.

source @wikipédia

Notre vidéo sur notre arrivée à Auroville

Il n’y a pas énormément de sites internet qui la relate, mais en cherchant bien et en prenant des renseignements dans la ville directement, on arrive à trouver quelques informations.

Plus les jours avançaient et plus j’étais intriguée par cette histoire ! Nico ne semblait pas très emballé quant au concept de cette ville, côté spiritualité il n’accroche pas du tout, mais moi, j’étais fascinée !

Je voulais en savoir d’avantage et Isa m’envoyait des articles ou des vidéos pratiquement tous les jours… Dès que je la revoyais le lendemain, je lui posais toutes mes questions… C’était un échange intense et nous nous sommes liées d’amitié profonde -en tous cas en ce qui me concerne-. Nous nous sommes découverts beaucoup de points communs, notamment notre obstination à vérifier sur Wikipédia la véracité des propos des gens afin de savoir s’ils ont raison ou tort… Mais également sur notre humour très sarcastique !

Je me suis beaucoup accroché à Isa, le départ sera une épreuve et les adieux seront déchirants.

Mais pour l’heure, nous allons visiter le pavillon Tibétain, car ici, chaque communauté est représentée par son pavillon. C’est la qu’Isa vient toutes les semaines pour chanter des mantras (chants tibétains) et nous allons y faire la connaissance de son amie qui est en charge de ce pavillon.

C’est dans sa petite boutique que nous nous sommes rendus pour faire quelques achats pour nos amis. Une écharpe pour tata lolo, de l’encens et un collier pour Sasha.

Puis au moment de payer, cette dame dont je ne connais pas le nom, s’intéresse à notre voyage et lorsqu’on lui explique notre trajet elle s’exclame : « mais, vous avez fait le même trajet que les pionniers d’Auroville ! Il faudrait organiser une conférence pour en parler ! Se serait vraiment bien ! »

C’est de là que tout est parti !

Les quelques jours se sont transformés en semaines. Le pavillon français ayant eut vent de notre présence nous a invités officiellement à garer le camion dans Auroville et une date pour notre conférence a été posée.

Il m’aura fallut deux jours pour préparer la conférence. J’ai repris toutes les images depuis le début de notre aventure, recherché toutes les photos qui pourraient étayer mon discours et j’ai monté tout ça dans mon logiciel de façon à en faire une vidéo de 45 minutes, le tout sous-titré en anglais pour les personnes habitants à Auroville désirant assister à la conférence.

C’est ainsi que Nico et moi, sans aucune préparation ou entrainement, nous sommes retrouvés devant une assemblée d’une centaine de personnes (selon le comptage d’Isa) pour parler de notre voyage et comment, sur un coup de tête et un gros ras le bol, nous nous sommes retrouvés sur les routes du monde à bord de notre man kat Shaman !

Voir la conférence dans son intégralité

Janaka, arrivé avec la première caravane en 1954

Des pionniers qui ont fait partis du premier et du deuxième convoi étaient présents lors de cette conférence. Janaka a fait une intervention à la fin et nous a montré des photos de l’époque tout en nous racontant comment ils ont parcouru cette route en 1 mois et demi avec des vieux coucous qui leur servaient de véhicules. Transports basiques, ils plantaient les tentes à la nuit tombée et faisait leurs besoins dans la nature. Dans les montées, ils descendaient des véhicules afin de les pousser pour passer la côte. Histoire formidable de quelques hommes et femmes, quittant tout afin de construire leur monde de demain sur une terre complètement hostile jusqu’alors. J’étais fascinée par son récit !
Il nous invita quelques jours plus tard pour un déjeuner en compagnie de Louis et Geneviève, pionniers aussi, en charge de l’architecture d’Auroville.

Paul Vincent

Notre petite vie était rythmée par les rencontres et les visites du camion. Il y a des jours où on prenait notre scooter -loué sur place- et faisions le tour de la ville pour y découvrir des petits chemins encore inexplorés. Quelques fois on roulait des heures sans aucun but !

A la mode indienne bien sûr, Nico à la conduite, Sasha en sandwich entre son père et moi. Et vlan, c’était parti à trois sur le scoot !

Je me rappelle les paroles de Nico qui nous disait : « ma Didinette, mon Sashounet, mémorisez ce moment, il restera gravé à tout jamais dans nos mémoires ! »

Et c’est vrai, se sont des instants, des odeurs, des bruits de klaxons qui resteront pour toujours en moi.

A trois sur le scooter, à indian style !

Je me souviens aussi de ce fameux soir où une personne nous interpella à Visitor center : « Salut ça va ? »

Avec Nico on c’était regardés en se disant : « C’est qui ? »

Ce monsieur continua : « Je vous connais vous êtes les Turtle trotter c’est ça ? »

Et de fil en aiguille il nous expliqua qu’il avait vu notre camion garé au pavillon de France et qu’il avait relevé le nom de notre chaine Youtube.

Au fil des jours nous avons rencontré d’autres français avec qui nous avons passé des moments géniaux. Sasha a rejoint les copains au groupe de yoga deux fois deux heures par semaine et à 16h tout le monde se retrouvait à Certitude pour jouer au parc avec tous les enfants d’Auroville et alentours.  

C’est vraiment ça que je retiendrais d’Auroville, la bienveillance, la mixité, les rencontres, les activités. Comme un village vacances mais ou tout le monde est gentil.

Il est vrai qu’on pourrait croire que c’est une secte.

De toute façon, dès qu’un endroit est un peu fermé, avec des règles précises et régit par une philosophie commune, il est très facile d’en déduire que c’est une secte ; et je comprends ce point de vue ! Moi-même, si je n’étais jamais venue ici et vu de mes propres yeux comment est réellement la vie à Auroville, j’aurais certainement fait cet amalgame.

Mais en fait, j’aime ce que les pionniers disent : « Il est difficile d’entrer à Auroville et d’être Aurovillien, mais il est très facile d’en sortir ! »

Alors je t’invite cher lecteur, à te rendre dans cette ville pour t’y faire ton propre avis mais prends garde…

L’énergie de cet endroit peut être irrésistible !

Un courage indomptable, une parfaite sincérité, un total don de soi dans la mesure où vous ne calculez pas ni ne marchandez pas, où vous ne donnez pas avec l’idée de recevoir, ni ne vous offrez avec l’intention d’être protégé, ni n’avez une foi qui exige des preuves, sont indispensables pour avancer sur le chemin; cela seul pourra vous protéger de tous les dangers.
Mère.

Hallstatt

Hallstatt est un village situé sur la rive ouest du lac Hallstättersee, dans la région montagneuse autrichienne du Salzkammergut.

Ca n’a pas été simple pour entrer dans Hallstatt avec notre Shaman. Il faut dire qu’ici en Autriche, il n’y a pas souvent de hauteur de pont ou tunnel indiqué. Après 300km, nous n’avions pas envie de faire demi tour alors Didine s’est mise sur le toit du camion pour indiquer à Nico comment il pouvait avancer dans le tunnel. Ca a été un moment assez intense en émotion mais ça en valait vraiment le coup !

Notre vidéo sur notre arrivée et notre séjour à Hallstatt.

Une fois entrés dans la ville, un deuxième problème se pose…. Pas de parking ou de lieu de stationnement pour camper ! Il y a bien un camping non loin du centre ville mais à 42€ la nuit nous avons préféré tenté d’aller voir ailleurs.

C’est donc à Obertraun que nous avons trouvé un compromis. Un parking prévu pour les bus ou autres véhicules propose toutes les commodités moyennant la somme de 12€/jour. Avec un supplément vous pourrez vous brancher en électricité et un bloc sanitaire avec douches et wc sont à disposition. Lors de notre séjour, ils n’étaient pas ouverts. Des dévidoirs pour les cuves noires et grises sont gratuits mais il faudra compter 2€ pour remplir 100 litres d’eau dans votre véhicule. Les coordonnées maps du parking ci jointes :

Pour régler le parking, une borne automatique se situe au centre des emplacements. CB et espèces sont acceptés. Vers le bloc sanitaire, il y a un petite boite aux lettres en bois ou vous devrez retirer un dossier. Quelques renseignements vous seront demandés comme numéro de passeport, nom, prénom… ensuite vous devrez redéposer ce dossier dans la boite avec la taxe de séjour (1€ par jour par personne). Assez surprenant car le propriétaire ne vient qu’une fois par jour relever cette boite, tout marche à la confiance la bas.

Depuis notre parking nous avons rejoins à pied la station Obertraun Schiffstation qui traverse le lac. Cette balade fut très agréable, le temps s’y prêtait bien. Pour 3 personnes aller-retour nous avons déboursé 31€.

Arrivés à Hallstatt, nous découvrons un site très touristique. Nous ne nous y attendions pas, car au mois d’octobre on pensait que c’était plutôt calme. Tant pis, nous sommes là et nous prenons tout de même plaisir à découvrir les petites ruelles au centre, la spécialité Autrichienne (l’escalope panée/frites) et l’histoire de cette cité.

Salzburg

Salzbourg est une ville autrichienne située à la frontière de l’Allemagne, au pied des Alpes de l’Est. La ville étant divisée par la rivière Salzach, les bâtiments médiévaux et baroques de l’Altstadt (vieille ville) sur la rive gauche font face à la Neustadt (nouvelle ville) datant du XIXe siècle sur la rive droite. Située dans l’Altstadt, la maison natale du célèbre compositeur Mozart est devenue un musée exposant les instruments de son enfance. 

Après avoir bien galéré et transpiré pour pouvoir nous garer dans Salzburg, nous partons à la découverte de cette merveilleuse ville ! Je peux vous dire que ce n’est vraiment pas facile de conduire avec notre Mankat car nous avons été confrontés à des déconvenues… Un pont droit devant nous, aucune indication de hauteur, ni en amont ni au moment de le prendre ! Nous avons donc dû arrêter la circulation et faire demi tour comme on a pu en plein centre ville !!! Une expérience qui ne m’a pas plu du tout !

Nous attaquons la visite de la ville par le château !!! Majestueux, il trône et surplombe toute la ville de Salzburg. Pour s’y rendre, nous devons prendre le funiculaire. Nous passons d’abord par une station qui ressemble plus à un musée ou à un jardin botanique, qu’à une station de funiculaire mais j’avoue que c’est plutôt agréable pour les yeux.

La visite est assez incroyable mais un peu chère à notre goût… Il faudra compter 35€ à 3 juste pour le château. A ça il faudra ajouter le funiculaire aller/retour pour 12€. Mais nous sommes tout de même contents de l’avoir fait !

La balade dans les ruelles de la vieille ville nous a vraiment plu. L’architecture nous dépayse vraiment et nous sentons que c’est une autre culture ! Tous les jardins sont nickel, pas une herbe qui dépasse, pas un papier par terre, c’est vraiment très propre et c’est agréable à regarder.

Gelibolu – Lapseki

Il faut savoir que la Turquie est répartie sur 2 continents.

La Thrace orientale (Europe) et l’Anatolie (Asie) sont séparées par la mer de Marmara.

Pour aller dans l’Anatolie, nous avons 2 options.

  • La première, passer par la voie terrestre par Istanbul. (autrefois appelé Constantinople)

Nous n’avons pas opté pour cette solution car Istanbul est une très grosse ville. Avec Shaman, notre Mankat, il nous semblait un peu compliqué de rouler en ville, au milieu de la circulation dense et des chauffeurs pas très désireux de respecter le code de la route. Nous n’aurions pas pu profiter de cette ville non plus car pour stationner il aurait été vraiment compliqué de trouvé un endroit adéquat. Nous reviendrons peut-être un jour en mode backpack qui sait !

  • La seconde option, celle pour laquelle nous avons opté, est de prendre un ferry dans la ville de Gelibolu en direction de Lapseki. Cette possibilité nous a séduite et nous avons été ravis de cette expérience ! Après tout, ce n’est pas tous les jours que Shaman peut prendre le bateau !

-> Nous n’avons rien préparé de spécial pour l’embarquement. Un premier guichet où nous avons payé 25 LT (1,60€) qui nous a donné un reçu, puis le solde est à payé sur le quai, au moment de l’embarquement. Un homme nous attend donc au niveau du ferry avec sa caisse portative et nous nous acquittons de la somme de 110 LT (7€), puis il nous fait signe d’avancer pour embarquer. Les portes arrières ne sont pas fermées mais qu’importe, le ferry démarre quand même. Il faut dire que le ferry est bien chargés !

Tout le monde reste dans son véhicule, sauf les quelques personnes qui ont envie de voir la mer de plus prêt depuis le ponton. Moi je ne suis pas si téméraire, je me contente d’apprécier la traversée depuis mon siège dans mon camion, la pluie, le froid et le vent m’ayant bien découragée de sortir !

La traversée dure environ 25 minutes et c’est assez calme. Pas de trop grosses vagues mais on sent tout de même ce gros bébé voguer sur la mer… Ca tangue un peu dans mon ventre mais c’est supportable !

Il y a des départs 7 jours sur 7 et à toutes les heures. Plusieurs traversées sont possibles, vous pourrez vous renseigner sur les itinéraires sur le lien suivant : https://moovitapp.com/index/fr/transport_en_commun-lines-Canakkale-5936-1562810

Nous voici donc sur le continent Asiatique !!! Youhouuuuu…

Kesan

Après avoir roulé quelques kilomètres, nous décidons de nous arrêter dans la ville de Kesan.

Comme c’est dimanche nous ne pouvons pas aller dans un bureau de change et comme il est tard (nous avons 1h de plus que la Grèce donc 2h de plus par rapport a la France) nous décidons de nous poser sur un grand parking en plein centre ville.

Pas le plus charmant de tous les spots mais il a l’avantage d’être à un endroit stratégique pour faire toutes nos petites affaires dès le lendemain matin !

Après toute cette route (260 km environ 3h15 en poids lourd, sans compter les démarches à la frontière) nous étions fatigués et surtout on avait faim. Obligés de suivre notre devise :

« Pour vraiment découvrir un pays, il faut goûter sa gastronomie !« 

Nous nous rendons dans le centre ville à pied, sous la pluie et dans le froid, mais temps pis, nous sommes déterminés !

Nous trouvons un petit « bouiboui » qui ne paye pas de mine mais qui est très propre, où les gens sont très accueillants et souriants et où la broche à kébap nous fait vraiment de l’œil…

Nous passons une bonne soirée puis nous allons un peu plus loin, dans un joli petit salon de thé, goûter aux spécialités sucrées du pays : les baklavas. Un délice, surtout lorsque c’est accompagné d’un bon thé qu’on appelle ici « çay ». La soirée ne nous aura pas coûté bien cher puisque le repas au kebap nous aura fait déboursé 6€ et au salon de thé 2,60€. Hallucinant ! Nous n’en revenons pas !

Après une bonne nuit, réveillés à 6h30 par la prière de la Mosquée (ça fait assez bizarre et c’est là que tu te rends compte que tu es loin de chez toi), nous sommes allés en premier changer nos euros en lira. (Lire ou livre turque. Au moment de notre passage, en mars 2022 1€ = 15,70 LT)

Nous avons tout de même essayé d’aller voir dans une banque d’abord mais ici, elles ne font aucun échange de monnaie, il y a un bureau spécial pour ça. Nous vous conseillons d’aller à Kesan pour faire votre change de monnaie, car nous avons très rarement vu des bureaux comme celui la sur notre route par la suite.

Il faut savoir qu’il n’y a pas de frais à proprement parlé pour l’échange de monnaie mais ils nous ont racheté nos euros pour 15 lires au lieu de 15,70 lires. Sur les 1300€ que nous avons échangés, ça nous aura coûté 45€ de « frais ». Bref, nous acceptons ce change car de toute façon nous n’allons pas garder ces euros avec nous pendant notre voyage en Asie ! Par la suite nous utiliserons nos CB. A ce sujet, nous avons opté pour un compte Boursorama banque, avec des cartes ultime. 0€ de frais pour les paiements à l’étranger et 3 retraits gratuits par mois. Ca vaut le coup !

La Turquie possède tout un tas d’opérateurs internet et téléphonique. D’ailleurs nous n’avions jamais vu autant de boutique de téléphone ! Après un comparatif nous avons opté pour l’opérateur numéro 1 de la Turquie : Turkcell.

Je vous laisserait regardé les différents tarifs qu’ils proposent car je dois avouer que c’est une sacré usine à gaz ! En temps que touristes on nous propose une carte SIM sans engagement d’une validité de 3 mois. Nous optons pour le pack de bienvenue de 20 gigas, comprenant les gigas internet, sms et appels illimités sur WhatsApp ( ne me demandez pas pourquoi je n’en sais rien *lol*) et 100 SMS inclus. Le tout pour un prix de 160 LT (10€) par téléphone, mise en service et carte SIM inclus ! Je m’attendais à un tarif bien plus élevé car nous avons été dans d’autres petites boutiques avant Turkcell, une première boutique du même nom mais qui ressemblait plus à un « bouiboui » qu’à une boutique et ils nous avaient annoncé un tarif bien plus élevé ! Et une seconde boutique, concurrente de Turkcell, Turk telecom, qui n’ont pas été capable de nous donner les bonnes infos, ils nous ont paru vraiment incompétents, mais finalement tant mieux pour puisque ce réseau n’est pas très réputé pour avoir une couverture vaste !

L’info en plus, prenez votre passeport avec vous pour faire les démarches, car ils vont vous enregistré pour 3 mois dans leurs bases de données. c’est obligatoire pour vous fournir un numéro de téléphone turc.

Nos petites affaires terminées, nous reprenons la route, direction Gelibolu pour prendre le ferry !

Frontière Grèce – Turquie

Notre arrivée sur le sol Turc a été assez facile je dois dire.

Nous nous sommes bien préparés, pour passer la frontière Turque il faut quelques documents.

Au premier guichet, on nous demande de descendre de notre véhicule et d’ouvrir la cellule afin de faire un contrôle visuel. Rien de spécial à signaler, l’agent voit que nos 2 chiens et notre perroquet sont bien présents. Pas d’ouverture de placard ou de contrôle de notre matériel type drone, caméra, ordinateur… Un simple coup d’œil (par curiosité je pense) plutôt qu’un vrai contrôle poussé.

Au deuxième guichet on nous demande notre passeport (avec une durée de validité de 6 mois minimum avant la date prévue de votre fin de séjour), formulaire du ministère de la santé turque https://register.health.gov.tr/. Le gouvernement turc demande pas mal d’infos mais rien de bien méchant (numéro de passeport, date d’entrée dans le pays, l’adresse ou l’on veut résider… nous avons inscrit « turkey tour » étant donné que nous sommes en véhicule, date de naissance…)

Enfin, au troisième guichet, on nous demande les papiers du véhicule et la carte verte d’assurance.

Nous commençons donc a avancer vers la barrière finale, où un dernier guichet nous attend ! (hallucinant tous ces guichets) Là l’agent nous tamponne nos visas sur nos passeports et nous demande notre chaîne Youtube au passage (lol).

C’est donc ainsi que nous avons enfin entré en Turquie !

Ici la vidéo du passage de la frontière Turque.

Lindau

Après avoir laissé nos amis Allemands de Rickenbach, nous nous dirigeons vers la ville de Lindau.

Lindau est une ville de Bavière, en Allemagne. La ville se trouve au bord de l’Obersee, le « haut-lac » du lac de Constance, sur sa côte orientale, entre les frontières allemande, autrichienne et suisse.

La vieille ville se trouve sur l’île de Lindau. Petites routes pavées et commerces s’y trouvent. Nous avons été conquis par le charme de cet endroit !

Retrouve les images en drone de ce lac sur notre vidéo Youtube…

Rickenbach

Nous démarrons notre voyage direction l’Allemagne, et plus précisément chez nos amis de toujours. Une de ces rencontres que l’on n’oublie pas, une de celle qui marquera à jamais notre vie et nos cœurs ! Nous avons rencontré Daniel, Roland et leurs 3 enfants Dominik, Adrian et Larissa; il y a quelques années en arrière (9 ans) dans un camping du sud de la France. C’est une sacré histoire tout de même car Didine s’étant trompée dans la réservation du camping, nous nous sommes retrouvés voisins de cette famille Allemande. Sasha alors âgé de 1 an et demi, était sans arrêt en train d’aller leur réclamer à manger, que bien sûr nos gentils voisins lui donnait à cœur joie. C’est comme cela que nous avons fini par manger ensemble.

Un soir dans notre bungalow, nous leur avons préparé un repas 100% lyonnais avec charcuterie, rosette, grattons et divers mets bien français ! et le lendemain, ils nous rendait cette invitation en nous proposant un repas typiquement allemand. Ce fut un échange très agréable. lors de notre départ ils nous avaient écrit une lettre en nous invitant chez eux avec leur adresse mais nous n’avons donné suite que 2 ans plus tard !

Depuis ce jour, nous ne nous sommes plus jamais quittés… Tantôt nous allions en Allemagne, tantôt ils venaient en France… Nous ne parlions pas la même langue, mais grâce à Google translate et au langage des signes (très souvent le langage de la bière) nous arrivions très bien à communiquer ensemble !

Il était donc naturel et obligatoire de commencer notre long voyage par un arrêt en Allemagne…

Notre maison roulante

Notre camion man kat

My name is SHAMAN

Vous retrouverez dans cet article toutes les caractéristiques techniques et les aménagements intérieurs/extérieurs de Shaman.

***** Caractéristiques techniques du camion *****

  • Marque : Man
  • Type : Kat
  • Traction : 4×4
  • Année : 1978
  • Moteur : Diesel V8 deutz
  • Puissance : 256 CV
  • Dimensions : 8,2 m x 2,5 m x 2,9 m
  • Poids : 15,3 T
  • Carte grise : véhicule de collection

***** Caractéristiques de la cellule *****

  • Dimensions extérieures : 5,7 m x 2,48 m x 2,2 m
  • Dimensions intérieures : 5,590 m x 2,38 m x 1,96 m
  • La caisse est une caisse frigorifique construite sur mesure.
Retrouvez la vidéo qui retrace la récupération de notre camion dans le Nord !

Matériel média

Pour tous nos montages vidéos, nous utilisons ce pc Asus TUF GAMING A17.

Pour nos prises de vue, la go pro hero black 9 nous a paru une évidence ! Nous avons acheté tout un pack d’accessoires comprenant des modules média et lumière.

Nécessaire de vie

En cours de création….