Gelibolu – Lapseki

Il faut savoir que la Turquie est répartie sur 2 continents.

La Thrace orientale (Europe) et l’Anatolie (Asie) sont séparées par la mer de Marmara.

Pour aller dans l’Anatolie, nous avons 2 options.

  • La première, passer par la voie terrestre par Istanbul. (autrefois appelé Constantinople)

Nous n’avons pas opté pour cette solution car Istanbul est une très grosse ville. Avec Shaman, notre Mankat, il nous semblait un peu compliqué de rouler en ville, au milieu de la circulation dense et des chauffeurs pas très désireux de respecter le code de la route. Nous n’aurions pas pu profiter de cette ville non plus car pour stationner il aurait été vraiment compliqué de trouvé un endroit adéquat. Nous reviendrons peut-être un jour en mode backpack qui sait !

  • La seconde option, celle pour laquelle nous avons opté, est de prendre un ferry dans la ville de Gelibolu en direction de Lapseki. Cette possibilité nous a séduite et nous avons été ravis de cette expérience ! Après tout, ce n’est pas tous les jours que Shaman peut prendre le bateau !

-> Nous n’avons rien préparé de spécial pour l’embarquement. Un premier guichet où nous avons payé 25 LT (1,60€) qui nous a donné un reçu, puis le solde est à payé sur le quai, au moment de l’embarquement. Un homme nous attend donc au niveau du ferry avec sa caisse portative et nous nous acquittons de la somme de 110 LT (7€), puis il nous fait signe d’avancer pour embarquer. Les portes arrières ne sont pas fermées mais qu’importe, le ferry démarre quand même. Il faut dire que le ferry est bien chargés !

Tout le monde reste dans son véhicule, sauf les quelques personnes qui ont envie de voir la mer de plus prêt depuis le ponton. Moi je ne suis pas si téméraire, je me contente d’apprécier la traversée depuis mon siège dans mon camion, la pluie, le froid et le vent m’ayant bien découragée de sortir !

La traversée dure environ 25 minutes et c’est assez calme. Pas de trop grosses vagues mais on sent tout de même ce gros bébé voguer sur la mer… Ca tangue un peu dans mon ventre mais c’est supportable !

Il y a des départs 7 jours sur 7 et à toutes les heures. Plusieurs traversées sont possibles, vous pourrez vous renseigner sur les itinéraires sur le lien suivant : https://moovitapp.com/index/fr/transport_en_commun-lines-Canakkale-5936-1562810

Nous voici donc sur le continent Asiatique !!! Youhouuuuu…

Kesan

Après avoir roulé quelques kilomètres, nous décidons de nous arrêter dans la ville de Kesan.

Comme c’est dimanche nous ne pouvons pas aller dans un bureau de change et comme il est tard (nous avons 1h de plus que la Grèce donc 2h de plus par rapport a la France) nous décidons de nous poser sur un grand parking en plein centre ville.

Pas le plus charmant de tous les spots mais il a l’avantage d’être à un endroit stratégique pour faire toutes nos petites affaires dès le lendemain matin !

Après toute cette route (260 km environ 3h15 en poids lourd, sans compter les démarches à la frontière) nous étions fatigués et surtout on avait faim. Obligés de suivre notre devise :

« Pour vraiment découvrir un pays, il faut goûter sa gastronomie !« 

Nous nous rendons dans le centre ville à pied, sous la pluie et dans le froid, mais temps pis, nous sommes déterminés !

Nous trouvons un petit « bouiboui » qui ne paye pas de mine mais qui est très propre, où les gens sont très accueillants et souriants et où la broche à kébap nous fait vraiment de l’œil…

Nous passons une bonne soirée puis nous allons un peu plus loin, dans un joli petit salon de thé, goûter aux spécialités sucrées du pays : les baklavas. Un délice, surtout lorsque c’est accompagné d’un bon thé qu’on appelle ici « çay ». La soirée ne nous aura pas coûté bien cher puisque le repas au kebap nous aura fait déboursé 6€ et au salon de thé 2,60€. Hallucinant ! Nous n’en revenons pas !

Après une bonne nuit, réveillés à 6h30 par la prière de la Mosquée (ça fait assez bizarre et c’est là que tu te rends compte que tu es loin de chez toi), nous sommes allés en premier changer nos euros en lira. (Lire ou livre turque. Au moment de notre passage, en mars 2022 1€ = 15,70 LT)

Nous avons tout de même essayé d’aller voir dans une banque d’abord mais ici, elles ne font aucun échange de monnaie, il y a un bureau spécial pour ça. Nous vous conseillons d’aller à Kesan pour faire votre change de monnaie, car nous avons très rarement vu des bureaux comme celui la sur notre route par la suite.

Il faut savoir qu’il n’y a pas de frais à proprement parlé pour l’échange de monnaie mais ils nous ont racheté nos euros pour 15 lires au lieu de 15,70 lires. Sur les 1300€ que nous avons échangés, ça nous aura coûté 45€ de « frais ». Bref, nous acceptons ce change car de toute façon nous n’allons pas garder ces euros avec nous pendant notre voyage en Asie ! Par la suite nous utiliserons nos CB. A ce sujet, nous avons opté pour un compte Boursorama banque, avec des cartes ultime. 0€ de frais pour les paiements à l’étranger et 3 retraits gratuits par mois. Ca vaut le coup !

La Turquie possède tout un tas d’opérateurs internet et téléphonique. D’ailleurs nous n’avions jamais vu autant de boutique de téléphone ! Après un comparatif nous avons opté pour l’opérateur numéro 1 de la Turquie : Turkcell.

Je vous laisserait regardé les différents tarifs qu’ils proposent car je dois avouer que c’est une sacré usine à gaz ! En temps que touristes on nous propose une carte SIM sans engagement d’une validité de 3 mois. Nous optons pour le pack de bienvenue de 20 gigas, comprenant les gigas internet, sms et appels illimités sur WhatsApp ( ne me demandez pas pourquoi je n’en sais rien *lol*) et 100 SMS inclus. Le tout pour un prix de 160 LT (10€) par téléphone, mise en service et carte SIM inclus ! Je m’attendais à un tarif bien plus élevé car nous avons été dans d’autres petites boutiques avant Turkcell, une première boutique du même nom mais qui ressemblait plus à un « bouiboui » qu’à une boutique et ils nous avaient annoncé un tarif bien plus élevé ! Et une seconde boutique, concurrente de Turkcell, Turk telecom, qui n’ont pas été capable de nous donner les bonnes infos, ils nous ont paru vraiment incompétents, mais finalement tant mieux pour puisque ce réseau n’est pas très réputé pour avoir une couverture vaste !

L’info en plus, prenez votre passeport avec vous pour faire les démarches, car ils vont vous enregistré pour 3 mois dans leurs bases de données. c’est obligatoire pour vous fournir un numéro de téléphone turc.

Nos petites affaires terminées, nous reprenons la route, direction Gelibolu pour prendre le ferry !

Frontière Grèce – Turquie

Notre arrivée sur le sol Turc a été assez facile je dois dire.

Nous nous sommes bien préparés, pour passer la frontière Turque il faut quelques documents.

Au premier guichet, on nous demande de descendre de notre véhicule et d’ouvrir la cellule afin de faire un contrôle visuel. Rien de spécial à signaler, l’agent voit que nos 2 chiens et notre perroquet sont bien présents. Pas d’ouverture de placard ou de contrôle de notre matériel type drone, caméra, ordinateur… Un simple coup d’œil (par curiosité je pense) plutôt qu’un vrai contrôle poussé.

Au deuxième guichet on nous demande notre passeport (avec une durée de validité de 6 mois minimum avant la date prévue de votre fin de séjour), formulaire du ministère de la santé turque https://register.health.gov.tr/. Le gouvernement turc demande pas mal d’infos mais rien de bien méchant (numéro de passeport, date d’entrée dans le pays, l’adresse ou l’on veut résider… nous avons inscrit « turkey tour » étant donné que nous sommes en véhicule, date de naissance…)

Enfin, au troisième guichet, on nous demande les papiers du véhicule et la carte verte d’assurance.

Nous commençons donc a avancer vers la barrière finale, où un dernier guichet nous attend ! (hallucinant tous ces guichets) Là l’agent nous tamponne nos visas sur nos passeports et nous demande notre chaîne Youtube au passage (lol).

C’est donc ainsi que nous avons enfin entré en Turquie !

Ici la vidéo du passage de la frontière Turque.